Comment interpréter un bounce
Un bounce (NDR, « non-delivery report ») indique qu’un message n’a pas pu être livré. Savoir distinguer dur / souple et lire le code d’état guide votre action.
Bounce dur vs bounce souple
- Dur (hard bounce) : adresse ou domaine invalide, boîte inexistante, politique définitive. Ne pas réessayer en boucle : risque de ternir votre réputation.
- Souple (soft bounce) : boîte pleine, erreur temporaire du serveur, greylisting. Des tentatives espacées peuvent être acceptables selon votre politique.
Codes SMTP et statut amélioré
Les messages de rebond citent souvent un code du type 5xx (échec permanent) ou 4xx (temporaire), par exemple 550 5.1.1 User unknown. Les statuts « enhanced » (RFC 3463) précisent la catégorie : adresse, boîte, politique, sécurité, etc.
DSN (Delivery Status Notification)
Le corps du bounce peut contenir l’Action: (failed, delayed), le Status: (code numérique) et des parties text/plain ou message/rfc822 avec l’original. Utilisez-les pour corréler l’envoi dans vos logs.
Actions recommandées
- Classer automatiquement par code : supprimer ou marquer « invalide » les dur 5.1.x adresse ; backoff sur 4xx.
- Ne pas renvoyer immédiatement le même message aux mêmes destinataires en échec dur.
- Vérifier la liste source : fautes de frappe, domaines jetables, listes achetées.
- Si le bounce mentionne SPF/DKIM/DMARC ou réputation, traiter comme un problème d’authentification ou de contenu, pas d’adresse.
Les FAI ne standardisent pas toujours le libellé : gardez le code numérique et le diagnostic machine (souvent une ligne
Diagnostic-Code:) comme référence.